Conseiller-maître à la Cour des comptes, Jean-Baptiste Gourdin préside le Centre national de la musique depuis février 2025, pour un mandat de cinq ans. Il se consacre depuis quinze ans aux politiques publiques dans le champ des médias et des industries culturelles, en étant notamment passé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le ministère de la Culture.
Jean-Baptiste Gourdin préside l’établissement public de référence pour la musique en France, au rôle central dans la politique culturelle. Il impulse ainsi l’ensemble de ses missions, notamment la stratégie de soutien (financier et non financier) aux professionnels, ainsi que l’observation du secteur. Sous sa présidence, le CNM travaille à la redéfinition et la mise en œuvre de tout le système d’aides financières au secteur musical, mais aussi sur des études impactantes : IA dans la musique, émissions de gaz à effet de serre du secteur de la musique enregistrée ou encore place des femmes dans le secteur.
En 2025, le CNM a perçu 64,2 millions d’euros de taxe sur les spectacles vivants musicaux et de variétés ainsi que 18 millions d’euros au titre de la taxe sur le streaming musical gratuit et payant. Grâce à ces sommes, le CNM a soutenu 4 694 dossiers, représentant près de 100 millions d’euros versés au secteur musical. Il a également signé 6 266 agréments de crédits d’impôt musicaux instruits.
Cette année est cruciale pour l’établissement, qui doit trouver les réponses sur la stabilisation de son financement, déterminante pour l’avenir du CNM mais également pour l’avenir de la filière musicale. L’un des principaux enjeux réside dans le déplafonnement des taxes sur les spectacles de variété et sur le streaming musical, tous les revenus collectés au-delà du plafond allant à ce jour au budget de l’État.
Charlotte Bochet
Cheffe du bureau de l'industrie musicale
Ministère de la Culture
Après un passage à la Philharmonie de Paris, au sein du Musée de la musique, où elle était chargée des projets d‘itinérance des expositions, Charlotte Bochet rejoint la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du ministère de la Culture en 2022. D‘abord chargée de mission et déléguée au médiateur de la musique, puis adjointe au chef du Bureau de l‘industrie musicale, elle en prend la tête en 2025.
Impliqué au service des intérêts de la filière musicale française, le Bureau de l‘industrie musicale constitue le point d‘entrée pour les sollicitations des professionnels de la musique enregistrée auprès du ministère.
Charlotte Bochet intervient notamment sur les enjeux de structuration et de régulation de la filière musicale ou encore sur les mutations du secteur liées au streaming et aux nouvelles technologies. Elle est l‘interlocutrice privilégiée des acteurs de la filière et constitue une figure de représentation de la DGMIC. Elle travaille au quotidien avec l‘ensemble des acteurs de la filière musicale : dirigeantes d‘entreprises du secteur, dirigeant·es de syndicats et d‘organisation professionnelles, dirigeant·es du Centre national de la musique.
Dominique Muller
Delegue a la musique
DGCA
Après des responsabilités dans des collectivités territoriales, Dominique Muller a été conseiller musique en DRAC puis chef du bureau de la musique de la Ville de Paris, avant de rejoindre le ministère de la Culture en 2017 où il est délégué à la musique depuis 2020.
Il pilote aujourd’hui la politique publique de l’État en faveur de la musique, dans toutes ses esthétiques, et travaille avec les professionnels, les collectivités et les institutions culturelles. Son action porte notamment sur la création, la diversité musicale, les modèles économiques du secteur, le renouvellement des publics et l’accompagnement de ses transformations. Il a notamment participé à la création du Centre national de la musique.
Au cours des 12 à 18 derniers mois, Dominique Muller a notamment participé à la France Music Week, rendez-vous international inédit destiné à renforcer la place de la France dans l’écosystème musical mondial, qui a réuni professionnels français et internationaux autour de la création, de l’innovation et des enjeux de la filière. Parallèlement, il a engagé des travaux pour faire évoluer le réseau des SMAC.
Malika Seguineau
Directrice generale
Ekhoscènes
Malika Séguineau est directrice générale d’Ekhoscènes, organisation représentative élargie du spectacle vivant privé, créée en 2024 sous son impulsion et aujourd’hui première organisation patronale du secteur. Juriste de formation, diplômée d’un master en droit privé de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle rejoint en 2009 le PRODISS, syndicat national du spectacle vivant privé, en qualité de directrice juridique.
À la tête d’Ekhoscènes, Malika Séguineau pilote des programmes structurants dédiés à l’accompagnement des transformations du secteur. Elle est également à l’initiative du programme Synergies Live!, développé en partenariat avec la SACEM, et du Projet M.A.T.R.I.C.E, consacré à l’expérimentation de nouveaux modèles de tournées intégrant les enjeux environnementaux. Engagée en faveur de l’égalité professionnelle et de l’accès aux métiers culturels, elle contribue au développement de dispositifs d’inclusion et de professionnalisation, notamment en lien avec l’Afdas et des établissements de formation.
Alexandre Lasch
Directeur general
SNEP
Alexandre Lasch rejoint le Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) en 2009 et y occupe les fonctions de responsable des affaires juridiques et sociales, de directeur juridique et de secrétaire général. En 2018, il est nommé directeur général du Syndicat.
Le SNEP accompagne une industrie en croissance depuis dix années consécutives : franchissement du milliard d‘euros de chiffre d‘affaires, essor continu du streaming et renouveau durable du marché physique. Au premier semestre 2026, le marché français de la musique enregistrée atteint 449 millions d‘euros.
En 2026, la protection des droits face au développement de l‘intelligence artificielle générative est un dossier important pour le directeur général. La mobilisation collective qu‘il coordonne a contribue à l‘adoption au Sénat de la proposition de loi portée par la sénatrice Laure Darcos. Depuis mai 2026, le SNEP met en œuvre des principes définissant les conditions d‘éligibilité des titres développés à l‘aide de l‘intelligence artificielle générative dans les classements officiels français (création substantiellement humaine, recours à l‘IA transparent et assumé, respect des droits de la propriété intellectuelle).Annoncés en septembre, ces critères excluent, notamment, “Sous contrôle” de Gims et les titres de Willylancien des classements.
Clarisse Arnou
Presidente
UPFI
Clarisse Arnou débute dans l‘industrie musicale comme manageuse d‘artistes à l‘âge de 21 ans. En 2011, elle prend les rênes du label indépendant Yotanka basé à Nantes pour y développer un catalogue éclectique d‘artistes français et internationaux, allant de la pop à l‘électro en passant par le rap (Kid Francescoli, H Burns, Elisapie, Saavan, Zinée, etc.). Manageuse du musicien Thylacine, elle produit également ses albums via la société Intuitive Records.
Membre du Conseil professionnel du CNM, du dispositif de mentorat féminin MEWEM et de 100 Femmes de Culture, elle reçoit en 2022 le Keychange Inspiration Award. En tant que présidente de l‘Union des producteurs français indépendants, elle s‘est mobilisée pour stabiliser le financement du CNM, proroger les crédits d‘impôt musique, appeler les plateformes numériques à plus de transparence, soumettre les fournisseurs d‘IA au droit d‘auteur ou encore lutter contre la concentration de la distribution.