Merchly, la solution de merchandising derrière les concerts de GIMS, disiz et Yuston XIII 

La startup française, lancée l'année dernière, promet de multiplier la rentabilité du merch des artistes.

Créée en 2025 par Florian Gerbier et Maxime Caillet, la startup française Merchly propose une solution innovante destinée à optimiser les revenus générés par les ventes de produits dérivés en concert : gestion des stocks, réduction des temps d’attente… Au cours des derniers mois, elle a notamment été utilisée lors des concerts de GIMS (en dehors de Paris La Défense Arena) et de Jok’Air.

Parmi les fonctionnalités qu’elle propose, une vitesse de connexion au terminal de paiement inférieure à une seconde, une exception sur le marché français selon ses fondateurs, ainsi que le « tap-to-pay », permettant d’encaisser directement depuis un smartphone.

« Grâce à Merchly, le nombre de transactions et le chiffre d’affaires global augmentent à minima de 20 % par soir« , affirme Florian Gerbier. « On collabore actuellement avec un artiste dont le panier moyen est de 57,83 € sur l’ensemble de ses dates, soit un chiffre d’affaires moyen de 11 € par spectateur. Rapporté au prix d’une place, le ratio est important. »

Le cofondateur revendique que « grâce à un processus d’encaissement optimisé, la plateforme permet d’atteindre jusqu’à 4 encaissements par minute et par vendeur, soit une augmentation de 15 % du nombre de spectateurs achetant du merch par rapport à une solution d’encaissement équivalente. »

Une solution tout-en-un

Merchly ambitionne d’accompagner ses clients sur l’ensemble de la chaîne. La plateforme permet aux tourneurs, managers et artistes de s’inscrire, de créer leur catalogue, de gérer leurs stocks en temps réel et d’ajouter leurs vendeurs en moins de trente minutes, quelle que soit la taille de la tournée. Elle dispose d’un réseau de vendeurs qu’elle peut également mettre à disposition.

Elle gère par ailleurs la conception des produits en collaboration avec des partenaires basés en France et au Portugal. La gamme proposée va du porte-clés au médiator personnalisé, en passant par les traditionnels hoodies et t-shirts.

« Dans notre développement, nous nous orientons de plus en plus vers des éditions exclusives, personnalisées par ville. Avant, le merch en concert était assez générique. Aujourd’hui, il y a vraiment moyen d’innover en créant un lien fort entre l’artiste et son public, qui perdure bien après le concert. » conclut Maxime Caillet.

Accessible aux artistes émergents

Côté tarification, Merchly fonctionne sur deux formules : un abonnement à 79,99 € par mois, et un accès gratuit sans frais fixes, destiné notamment aux artistes émergents. Dans ce second cas, les frais de transaction sont plus élevés en contrepartie. L’entreprise, qui revendique son indépendance capitalistique (aucun groupe ni major à son capital), reverse par ailleurs 3 % du montant de ses abonnements à l’Institut Curie pour financer la recherche contre le cancer.

Autre particularité : la plateforme intègre un système de remontées automatiques des ventes au SNEP après chaque concert. Les ventes de CD et de vinyles réalisées sur les stands sont ainsi comptabilisées dans les classements officiels et également dans les certifications. Elle veut rendre le suivi des stocks accessible, tout comme la lecture des reportings, et de faciliter les exports comptables.

Enfin, si la musique constitue son terrain de jeu principal, Merchly affiche aussi des ambitions dans le sport et le spectacle vivant non musical. La plateforme, disponible en huit langues et dans plus de cinquante pays, se positionne sur des événements allant du football à la Formule 1 et affirme pouvoir traiter une trentaine de devises différentes.