Universal Music Group enregistre une croissance de 9 % en 2025
Le siège d'Universal Music Group (UMG) photographié le 9 février 2021 à Santa Monica, Californie.
VALERIE MACON/AFP via Getty Images
Universal Music Group (UMG) a publié ses résultats annuels pour l’exercice 2025. La major affiche un chiffre d’affaires de 12,5 milliards d’euros, une hausse de 8,7 % en devise constante par rapport à 2024. D’après Lucian Grainge, PDG de la major, neuf des dix artistes les plus vendus au monde sont signés chez UMG et ce, pour la troisième année consécutive.
La musique enregistrée comme premier facteur
Principal levier de croissance, la branche progresse de 9,3 %, pour un total de 9,4 milliards d’euros, grâce notamment aux ventes de The Life of a Showgirl, le dernier album de Taylor Swift.
La major enregistre également une hausse de 8,6 % des revenus du streaming par abonnement. Morgan Wallen, Lady Gaga, Sabrina Carpenter, Olivia Dean et la BO de KPop Demon Hunters figurent parmi les meilleures ventes du groupe cette année.
L’EBITDA ajusté atteint 2 810 milliards d’euros en devise constante (+13,5%), tandis que la marge d’EBITDA s’établit à 24,1 %, contre 23,3 % l’année précédente. En dehors du streaming par abonnement, les revenus du streaming global progressent de 4,7 % en devise constante, et le physique affiche une hausse de 11,4 %, portée par les ventes de vinyles aux États-Unis et en Europe.
Les éditions poursuivent leur dynamique
Avec 2,26 milliards d’euros (+9,3 %), les éditions progressent grâce à la hausse des revenus numériques (+11,4 %), elle-même soutenue par l’augmentation continue du streaming et des abonnements, ainsi que les revenus de synchronisation, de performance et mécaniques.
L’EBITDA des éditions progresse de près de 12 %, 531 millions d‘euros au total, avec une marge portée à 23,5 % contre 22,9 % en 2024.
Une stratégie d’acquisitions en accélération
La filiale Virgin Music a finalisé l’acquisition de Downtown Music peu avant la publication des résultats. Lucian Grainge a estimé que cette opération pourrait s’avérer aussi structurante pour l’industrie musicale que le rachat d’EMI en 2011. En parallèle, UMG prévoit également d’acquérir de nouveaux catalogues via Chord Music.