La CISAC célèbre son centenaire avec une Assemblée Générale à Paris

Pour l'occasion, la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et Compositeurs (CISAC) a publié une déclaration pour la protection de la créativité humaine à l'ère de l'IA.

Björn Ulvaeus, cofondateur d’ABBA et président de la CISAC

Crédit : Romain Moriceau

Fondée à Paris en 1926, la CISAC représente aujourd’hui plus de 4 millions de créateurs à travers 227 sociétés membres dans 111 pays. En un siècle, la mission de la société n’a pas changé : comme l’a affirmé Gadi Oron, directeur général de la CISAC, l’enjeu demeure de « garantir que les créateurs [soient] adéquatement reconnus et rémunérés pour leur travail », dans un écosystème profondément transformé par les plateformes numériques et l’IA.

Le 4 juin dernier, c’est Björn Ulvaeus, cofondateur d’ABBA et président de la CISAC, qui a ouvert l’assemblée, s’exprimant sur la valeur unique de la créativité, la menace représentée par l’IA et l’avenir de la création humaine. Il est notamment revenu sur les débats autour de l’entraînement des outils d’IA, les actions en justice contre Suno et Udio pour utilisation non autorisée de musique protégée, ainsi que sur le recul du gouvernement britannique sur ses propositions d’exception au droit d’auteur.

Ce discours a été suivi par plus de 450 participants venus des quatre coins du monde, parmi lesquels figuraient notamment Will Page, ancien directeur des études économiques chez Spotify, ou encore Kevin Brennan, créateur de musique et membre de la Chambre des Lords.

Tout au long de la journée, créateurs, leaders culturels et représentants d’institutions internationales se sont succédé à la tribune, échangeant principalement sur l’impact de l’IA sur la création artistique, l’avenir de la diversité culturelle et la rémunération équitable des créateurs dans l’environnement numérique.

Une déclaration protectrice des créateurs à l’ère de l’IA

L’assemblée s’est clôturée par la publication de l’Engagement de Paris, une déclaration établissant une série de principes qui enjoint les décideurs politiques, entreprises de technologie et acteurs des industries culturelles de garantir que les créateurs humains restent protégés, reconnus et équitablement rémunérés à l’ère de l’IA.

Signée sur scène par Björn Ulvaeus, Jean-Michel Jarre, Youssou N’Dour, Paul Williams et de nombreux autres créateurs, la déclaration a été saluée par une ovation debout. « Avec l’Engagement de Paris, les créateurs de toute la planète envoient un message commun : nous devons continuer à valoriser, respecter et protéger la créativité humaine. », a déclaré Björn Ulvaeus.

Les créateurs, les organisations de gestion collective et les sympathisants du monde entier sont désormais invités à ajouter leurs noms à cette déclaration par le biais d’une campagne de signature publique.