Believe France crée ALL IN, nouvel écosystème pop fédérant quatre labels
Illustration : Abderahmane Lakhal pour Billboard France
Believe France annonce la création d’ALL IN, nouvelle structure regroupant les labels naïve, Animal63, All Night Long et Jo&Co.
« Pour moi c’était vraiment le bon moment. Il y a eu le succès d’Animal63, de naïve, le lancement de All Night Long, l’intégration de Jo&Co et Sébastien Saussez qui avait envie d’un projet commun. On avait créé un écosystème rap R&B afro avec AllPoints et Morning Glory, c’était le moment de créer un équivalent pop avec ALL IN », explique Henri Jamet, directeur général de la branche française du groupe.
« C’est l’entité pop qui fédère les labels naïve, Animal63, All Night Long et Jo&Co avec pour mission de développer la pop chez Believe », complète Sébastien Saussez, qui prend sa tête. « Ce que j’aime, c’est qu’on a une proposition très éclectique. Suivant la musique que tu fais, tu peux te sentir proche de l’un ou de l’autre des labels. »
L’arrivée de Jo&Co, dont Sébastien Saussez est le fondateur, au sein de Believe a été l’élément déclencheur de la formation d’ALL IN. « C’est un expert du titre, un expert du développement d’artistes, et c’est ce que je recherchais. Quand il a vu qu’il avait un terrain de jeu qui pouvait être la chanson, l’électro, l’alternatif, je pense que ça a été pour lui un oui de passionné », indique Henri Jamet.
Quatre labels, quatre identités
Si ALL IN constitue l’entité commune, chaque label conserve un ADN propre. « L’idée est de garder des entités hyper claires sur les signatures et l’ADN artistique. Par contre, en termes de développement des audiences, de marketing digital, de promotion, ce sont des expertises communes », précise Henri Jamet.
Fondé il y a près de trente ans, naïve se distingue ainsi par son positionnement indie. « Notre ADN, c’est de signer des artistes auteurs-compositeurs-interprètes qui ont une identité forte, une forme de radicalité, que ce soit dans la musique, l’image ou le propos. On va chercher des artistes à la marge de leur propre genre, avec la conviction de les amener vers un grand public », décrit Fabiola Hurel, sa directrice marketing.
Animal63 quant à lui est un label de développement au scope musical élargi, de The Blaze à Max Baby en passant par Thomas de Pourquery. « Notre challenge, c’est de transformer un potentiel en carrière, d’aller chercher des artistes singuliers avec une vision forte, très tôt dans leur parcours et de construire avec eux une trajectoire sur le long terme, d’aller au-delà d’un single ou d’un album, avec la spécificité qui est de développer des artistes français à l’international », explique Julie Ganter, sa directrice.
All Night Long, seul label électronique de la structure, revendique également une ambition internationale forte. « Quasiment 70% de nos audiences sont en-dehors de la France. Notre vocation n’est pas de nous confiner à un genre en particulier, mais d’être à l’image du paysage actuel des musiques électroniques dans le monde », précise sa directrice, Lola Capolunghi.
Enfin, Jo&Co reste fidèle à son ADN variété française. « La volonté de Jo&Co depuis le début, c’est de développer des carrières sur le long terme. Ce sont les artistes qui ont défini l’identité du label, Claudio Capéo, Hoshi, et aujourd’hui Linh », confie Fanchon Josse, qui a pris le relais de Sébastien Saussez à la tête de la structure.
« La force d’un collectif »
Au-delà des identités propres, c’est la mutualisation des expertises qui constitue le cœur du projet ALL IN. « On n’est plus des labels isolés, on a la force d’un collectif. Pour le virage en français d’un de nos artistes, j’ai demandé à l’équipe de Jo&Co de travailler avec nous sur le plan. Je peux tout de suite améliorer les choses et bénéficier de l’expérience que je n’ai pas forcément », résume Julie Ganter.
Un sentiment partagé par Fanchon Josse. « Quand il arrive qu’un artiste veuille effleurer une partie de registre qui s’éloigne un peu de la variété française, c’est hyper précieux de pouvoir faire appel à l’expertise des autres labels de manière fluide, puisqu’on se voit tous les jours. C’est une ressource très enrichissante », confie-t-elle.
Même logique chez All Night Long : « sur la radio, il y a au sein d’ALL IN un réseau énorme, et ça, c’est vraiment intéressant pour nous. On a des échanges d’expertise, des discussions entre nous. Ça crée une synergie qu’il n’y aurait pas eu si on avait été cloisonnés. Fabiola (Hurel) cherchait un remixeur pour un artiste, on s’en est parlé et très vite, ça a créé des opportunités », illustre Lola Capolunghi.
Pour Fabiola Hurel, ALL IN permet surtout d’aller plus loin dans la cohérence artiste-label. « Avant, quand un artiste venait voir Believe, il allait chez naïve, le label pop. Maintenant, on a quatre écrins avec des spécialistes à chaque fois, des références communes, un historique de travail, des affinités. On peut vraiment orienter au bon endroit avec les bonnes personnes », explique la directrice marketing de naïve.
Une ambition que résume Sébastien Saussez : « Ce que j’aime c’est qu’on a une proposition très éclectique. Avec ALL IN on crée un espace de partage de savoir-faire entre labels, tout en préservant l’indépendance de chacun.C’est un plus. Il s’agit de transversalement se demander ce qu’on peut apporter dans les labels d’un savoir-faire commun tout en gardant l’indépendance de chaque label, c’est vraiment l’idée », conclut le directeur d’ALL IN.